(Arbin Suite)
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site privé
  de Michel Terrier

Sommaire :


Principaux thèmes de ce site

Mon hobby.

    (Mon père).



Arbin mon village
(suite de la présentation)

(avec morceaux choisis de nos historiens)

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Ce site (dédié principalement à l'électronique de loisir) existe depuis 23 ans (1992) il est donc très ancien (parmi les sites de France).

J'ai commencé la partie "ARBIN" en octobre 2001. Parce que j'étais nouveau à ARBIN.

J'avais pris ma retraite le 1er Avril 2000  et j'ai trouvé sur Internet une maison à vendre. Elle correspondait à des critères familiaux. Avec des proches nous nous sommes installés en cette singulière commune.

Alors, depuis 2001, Arbin est devenu "ma commune".

Nous sommes en 2015, la vie continue...

Mon seul but, à travers cette page, sera de vous proposer des vues et des textes, rencontrés au fil de mes explorations.

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Les thèmes abordés (cliquer)


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 Organisation Politique

Comme toute commune normale Arbin a son Maire, ses adjoints et son Conseil Municipal.

Lors des élections municipales du 23 Mars 2014 une seule liste avait fait acte de candidature et cette liste est passée au premier tour. A Arbin le taux de participation a toujours été important et constitue une exception aux données nationales.

Il existait une opposition ayant un site, mais aucune liste d'opposition n'a fait acte de candidature, en conséquence je supprime le lien vers ce site, puisque l'activité des opposants ne se manifeste pas dans les faits politiques.

Résultats 23 Mars 2014 :

Nombre d'inscrits 615
Nombre de suffrages exprimés 457
Taux de participation 74,31%
Blancs ou nuls (en pourcentage de votes exprimés) 13,35%

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Nom Voix %
Louis ROGET       (élu) 375 94.7%
Bernard ROCHE       (élu) 371 93.69%
Caroline PEREK       (élu) 371 93.69%
Christian BLANCHET       (élu) 369 93.18%
Charles PEJOAN       (élu) 369 93.18%
Aurélie BAVEREL       (élu) 367 92.68%
Jean-Louis GAVILLET       (élu) 366 92.42%
Nicolas GUEDIKIAN       (élu) 360 90.91%
Régis SALMERON       (élu) 359 90.66%
Corinne BRUN       (élu) 353 89.14%
Estelle ROBIN       (élu) 346 87.37%
Carlo APPRATTI       (élu) 344 86.87%
Patrice DOMENGET       (élu) 344 86.87%
Clélia ONNO       (élu) 339 85.61%
Chloé PILLEUX       (élu) 338 85.35%

Résultats des résultats 2014 :

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élections municipales 2014 Clic pour agrandir

ARBIN 73800 TABLEAU du CONSEIL MUNICIPAL

Fonction

Nom Prénom

naissance

Maire

APPRATTI Carlo

3octobre1962

Premier adjoint

ROGET Louis

21 janvier 1953

Deuxième adjoint

GAVILLET Jean-Louis

5 juillet1956

Troisième adjoint

SALMERON Régis

21 mars 1951

Quabième adjoint

PEJOAN Charles

16 novembre 1949

Conseiller

ROCHE Bernard

7 octobre 1951

Conseillère

PEREK Caroline

24 juin 1974

Conseiller

BLANCHET Christian

16 avril1954

Conseillère

BAVEREL Aurélie

16 décembre 1984

Conseiller

GUEDIKIAN Nicolas

21 décembre 1976

Conseillère

BRUN Corinne

1er avril 1962

Conseillère

ROBIN Estelle

7 août1991

Conseiller

DOMENGET Patrice

26 mars 1974

Conseillère

ONNO Clélia

8 septembre1995

Conseillère

PILLEUX Chloé

10 décembre 1995

Et on se donne tous rendez-vous en 2020 pour les prochaines élections...


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Résultats antérieurs 2008-2014 : 

 Mandat de 2008 à 2014 (liste des élus par ordre des voix obtenues le 09 Mars 2008).

Ordre

Nom

voix

1

Bernard ROCHE

279

2

Valérie DRUOT

277

3

Jean Louis GAVILLET

277

4

Charles PEJOAN

274

5

Didier DAGNAS

273

6

Jean-Michel DESROCHES

273

7

Christian BLANCHET

271

8

Isabelle PERRIN

271

9

Denis TOME

271

10

Régis SALMERON

269

11

Carlo APPRATTI (Maire)

266

12

Géraldine SENECHAL

261

13

Pascale BERTOLO

260

14

Patricia GONCALVES

256

15

Corinne BRUN

253

Le Maire : Carlo APPRATTI

Le Premier Adjoint : Denis TOME

Les Adjoints : Didier DAGNAS, Jean Louis GAVILLET, Bernard ROCHE.

Conseil Municipal 2008 Clic pour agrandir

Particularité d'Arbin : La participation aux élections. Nombre d'inscrits 563, Nombre de suffrages exprimés 477, Taux de participation 84,72 %


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Et avant ! Il y a longtemps...

2006 Clic pour agrandir
2006 : Ce conseil avait été élu suite à une dissolution du conseil municipal précédent.
Par souci d'appaisement je ne mentionnerai aucune des circonstances, historiques, qui aboutirent à cette dissolution imposée par l'autorité supérieure.
Ce site privé est neutre. Qu'on se le dise.

 

2001 Clic pour agrandir
Ce conseil est le premier que j'ai connu, car j'habite Arbin depuis l'an 2000.
Il fut constitué sous l'égide de l'honorable ancien Maire Pierre Magnin, lequel désirait se retirer après 6 mandats.

Vie et activités arbinoises

Au fil des temps...

Avis Important

Tout texte écrit en italique dans ces pages n'est que la citation d'un auteur, ayant écrit sur ARBIN. Pour approfondir veuillez vous reporter aux ouvrages des auteurs cités ci-dessus.Les auteurs qui ont écrit au sujet d'ARBIN, l'ont fait si bien qu'il serait ridicule de les plagier.


EBOULEMENTS

Avalanche

A diverses époques, Arbin fut menacé par des mouvements de terrain et des éboulements provenant de la montagne voisine.

Citons des extraits du texte de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie (SSHA):

Un des éboulements les plus graves fut celui de 1891, Il se produisit après plusieurs journées de pluie, le 15 mai 1891, en un lieu déjà dénommé l'Avalanche, et fut annoncé par un grand fracas qui mit tous les habitants d'Arbin en émoi. Quelques jours après on vit une coulée de boue, de terre, de rochers qui s'avançait vers le village, dont les maisons furent envahies, sans cependant qu'il y eût d'accident de personnes. Des vignes récemment reconstituées furent emportées. Le 21 août, de nouvelles pluies prolongées amenèrent de nouveaux ravages.

  Arbin, départ avalanche Le départ de l'avalanche.

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  Arbin, arrivée avalanche La grande route fut recouverte de boue jusqu'à la hauteur du pont du chemin de fer qui la traverse, sur plus de 200 mètres de longueur.

L'arrivée de l'avalanche.

En novembre, nouvelles descentes de boues. Des maisons furent abandonnées, Le bétail sauvé à grand peine. Dès le début de 1892, le village fut déblayé et l'Administration des Eaux et Forêts prit les mesures nécessaires pour éviter le retour de pareils désastres.

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agriculture et industrie

Nous reviendrons sur la vigne.

reprenons le texte de 1910 et notons:

La culture de la vigne est une des principales ressources d'Arbin, qui possède, en outre, quatre moulins et une scierie, auxquels des eaux abondantes fournissent une force motrice suffisante pour une petite industrie.

Moulins (minoterie, etc.)

Balise: Les moulins (et pressoirs) hydrauliques utilisés depuis les romains, servaient à moudre le grain d'Arbin et des communes environnantes, à faire de l'huile, à battre ou fouler des fibres, à moudre du charbon de bois, et peut-être du salpètre ? (pour la fabrication de la poudre noire). Il s'agissait d'une activité industrielle très importante.

Cette industrie prospère durant presque 2000 ans a disparue aujourd'hui.

Arbin, moulin en ruine au bord de la Crousaz En 2001 ruines d'un moulin (battoir à foulon) sur les bords de la Crousaz. Annexe du moulin Paccard.

  A côté du moulin un ancien tuyau d'alimentation hydraulique.

Félix BERNARD traite la question des moulins hydrauliques, qui apparaissent sur les mosaïques de la villa gallo-romaine. Les moulins d'Arbin commencèrent avec l'arrivée des romains. Les Allobroges ne connaissaient pas le principe de la roue à aubes.

Arbin si bien pourvu des sources abondantes de Lourdens et du Nant Bochet, vit donc ses riches propriétaires romains introduire de bonne heure ce progrès industriel des moulins à aubes dans la localité. Au Moyen Age l'industrie se développa; on installa le canal qui obligea la Voie Consulaire à faire deux coudes, à sa rencontre vers le village avec le chemin romain de la Thuile. Et cela vers 1136, comme on l'a dit plus haut. On obtint ainsi une série de chutes jusqu'à la plaine. Arbin compta jusqu'à six et sept moulins hydrauliques, sans compter les autres moulins spéciaux, foulons, battoirs et scieries. On y eut recours de plusieurs cantons à la ronde jusque vers 1945.

Arbin a été éclairé à l'électricité en 1907.

Jean TROSSET (avec Emile Dufféal) a écrit un article sur les moulins d'Arbin.

réf. L'écho de la Roche du Gué N° 2 Automne Hiver 1990 page 7.

Lors de la conférence du 5 Mars 2010, à ARBIN, organisée par les Amis de Montmélian et de ses environs, à l'occasion du 150ème anniversaire du rattachement de la Savoie à la France, Jean-Claude BOUCHET a fait un exposé avec diaporama, sur les moulins.


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 Viticulture

Clic pour agrandir La production actuelle célèbre et renommée est la Mondeuse d'Arbin

MONDEUSEClic pour agrandir Grains de Mondeuse

 

Le "Jacquère" produit un vin blanc.

 Des vignobles. 

village d'Arbin et vignes


Les vignes omniprésentes à Arbin

vigne

Extrait de texte de 1910 (donc ancien)...

La vigne est sans doute cultivée Arbin. depuis une époque très reculée, et, bien que nous ne puissions pas apporter des renseignements précis à cet égard, il est fort probable que cette petite localité, dut en partie son ancienne prospérité à la réputation des vignobles qui, aujourd'hui encore, couvrent ses coteaux. Quoiqu'il en soit, ce fut dès longtemps un lieu de séjour recherché ; nous en avons la preuve dans les vestiges de riches habitations et dans les vieux documents qui ont fait l'objet de cette modeste étude (1).

(1) N.B. : (Il va de soi que la modeste étude est celle de l'auteur qui écrivait en 1910).


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Autres extraits

L'Allobrogica Origine du vin d'Arbin

Ce texte est tiré du livre " Histoire et Archéologie de la France Ancienne."

Les auteurs sont André PELLETIER, André BLANC, Pierre BROISE et Jean PRIEUR. Editions HORVATH. 1988

 Arbin, viticulture d'abord

La conquête romaine n'a pas modifié la nature de l'agriculture rhonalpine. On rencontre toujours l'opposition entre la montagne, domaine de prédilection de l'élevage et les zones basses où se développent les cultures, même si l'élevage n'y est pas absent.

Les cultures sont celles du blé, de la vigne et de l'olivier. La première est générale sur toute l'étendue de la région, les deux autres plus localisées. Il existait plusieurs vignobles rhonalpins: deux sur le territoire allobroge, un chez les Helviens, un quatrième chez les Voconces. Les deux vignobles "viennois" étaient situés l'un en Savoie, l'autre dans la vallée du Rhône. Le premier était planté de cépages que les Anciens appellent vitis Allobrogica ou vitis picata et dont la particularité était de donner un vin ayant le goût naturel de poix, ce qui peut apparaître comme cocasse lorsqu'on sait que la plupart des vins étaient mélangés à la poix qui assurait leur conservation, mais affectait aussi leur goût.

En outre, ce cépage s'accommodait de terrains froids, son raisin noir, aux dires de Pline, mûrissant à la gelée. Trois crus se distinguaient: le Taburnum, le Sotanum et l'Ellincum. L' Allobrogica, dont l'actuelle " Mondeuse " savoyarde serait l'héritière, fut créée au début de notre ère, à l'époque même où, en Aquitaine, les Bituriges Vivisques acclimataient leur non moins célèbre Biturica. Outre qu'il était apprécié sur les tables romaines et vendu un bon prix -- 1000 sesterces l'amphore de 36 litres -- l'Allobrogica servait aussi de remède à certaines affections de l'estomac.


Et avant ?

Les Etrusques ont introduit la viticulture en Gaule
au Ve siècle avant J-C

La viticulture en Gaule remonte au Ve siècle avant Jésus-Christ et a été introduite dans le sud-est du pays par les Etrusques, peuple ancien d'Italie, révèle une recherche archéologique publiée aux Etats-Unis. Des amphores étrusques et une plateforme calcaire où étaient pressés des raisins découvertes sur l'ancien port de Lattara près de Lattes à proximité de Montpellier, ont fourni les indices archéologiques biomoléculaires les plus vieux de production de vin en France, relèvent les auteurs de cette recherche.
"Nous savons désormais que les Etrusques ont transmis la culture méditerranéenne du vin aux Gaulois dans le sud de la France", affirme Patrick McGovern, directeur du laboratoire d'archéologie biomoléculaire à l'Université de Pennsylvanie, le principal auteur de ces travaux."Cela a créé une demande grandissante pour du vin qui ne pouvait être satisfaite qu'en établissant une viticulture locale probablement en transplantant des vignes venues d'Italie et en transférant le savoir-faire nécessaire des Etrusques en matière de production de vin".
explique cet expert.

Selon de nouveaux indices chimiques fiables, du vin serait produit en France depuis le Ve siècle avant J.-C. Des traces d’acide tartrique ont été découvertes sur un pressoir mis au jour sur le site archéologique de Lattara (Hérault). Les premiers plants de vigne pourraient avoir été apportés par des Étrusques, puisqu’ils commerçaient avec cette cité par voie maritime. Le vin français aurait donc des origines étrusques. (Présence d'acide tartrique: le principal acide du vin provenant du raisin).

Et, encore avant ?

Les premières traces chimiques de production de vin connues ont été découvertes dans des poteries datant de 5.400 à 5.000 ans avant l'ère chrétienne sur le site de Hajji Firuz situé dans le nord de l'Iran. La production et la consommation de vin s'est ensuite répandue progressivement dans le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen s'intégrant dans la vie sociale et religieuse.

http://www.futura-sciences.com/magazines/sciences/infos/actu/d/homme-viticulture-francaise-origine-etrusque-2500-ans-histoire-46885/

http://www.pnas.org/content/early/2013/05/30/1216126110


Arbin, beaux vignoblesVignes, belles vignes.

Lien : Cours monétaire de la Mondeuse

Si vous désirez approfondir le sujet particulier des vins de Savoie, il vous suffit d'utiliser GOOGLE (mon moteur préféré) et d'inscrire par exemple: arbin mondeuse vins savoie en combinant l'ordre et le nombre des mots clef.

exemple de site: http://www.chez.com/vinsavoie/

Info récente 2011 : (B.V. approfondir sur le WEB à ce sujet...)

Une série d’études ampélographiques, et récemment génétiques (ADN), ont amené les scientifiques à prouver que l’origine de la syrah est rhodanienne, et plus précisément dauphinoise. La syrah est cousine de la mondeuse, elle-même d’Allobrogie (Savoie-Dauphiné). Toutes deux sont des descendantes des lambrusques, lianes sauvages poussant spontanément à la limites des forêts, les premières vignes qui ont été sélectionnées par les Allobroges, tribus qui habitaient ces contreforts des Alpes, au moment de la conquête romaine. Vitis allobrogica a été décrite comme différenciée de Vitis biturica, elle d’Aquitaine, par Tite Live dans La guerre des Gaulle…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syrah

Dans « Arbre généalogique de la Syrah » DOSSIER JV José VOUILLAMOZ écrit :

En conclusion, la ‘Syrah’ est soit petite-fille, soit demi-soeur de la ‘Mondeuse Noire’ et du ‘Viognier’, par le truchement de la ‘Mondeuse Blanche’. Le lien génétique entre les deux Mondeuses n’est surprenant car les similitudes morphologiques avaient déjà été mises en évidence par les ampélographes (Viala et Vermorel, 1901-1910).


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Continuité d'Arbin depuis l'époque romaine: 

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Dans la section de son livre intitulé Données nouvelles pour notre histoire économique et sociale Félix BERNARD tente de faire une synthèse sur la continuité d'Arbin depuis l'époque romaine jusqu'à la première moitié du 20ème siècle.

Félix BERNARD, érudit et historien

Notre mosaïque à sujets révèle accessoirement qu'on y cultivait la vigne et qu'on utilisait encore les outres pour le transport des vins, soit au port sur l'Isère, tout proche et toujours visible, soit en montagne.

Il expose ancienne que le vin d'Arbin était transporté avec des outres, en peau plutôt qu'avec des tonneaux. Alors que les Allobroges connaissaient le tonneau.

Il développe que les Allobroges cultivaient une variété de vigne, qui supportait les climats froids.

Ce vin était dénommé Allobrogica.


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 Citons Roger DION : Histoire de la vigne et du vin en France, des origines à nos jours,

Pline l'ancien (écrivain romain) signale (HN., XIV, 18) que les quatre-vingt-dix années écoulées depuis la mort de Virgile -- il écrit donc en 71 de notre ère, Virgile étant mort en19 avant J-C. -- ont vu paraître une nouvelle espèce de vigne qui a rendu célèbre le territoire de Vienne sur le Rhône, capitale des Allobroges. Aussi est-elle nommée allobrogica. Elle convient aux climats froids et mûrit avec les gelées. Son grain est de couleur noire. Allobrogica /rigidis locis gelu maturescens et colore tii gra... Il fallait que la vigne acquît cette résistance aux hivers rigoureux pour pouvoir se répandre sur les versants des grandes vallées alpestres. Et c'est ce que rappelle peut-être le nom de "  montagnard "  que les vignerons de Vienne donnaient encore, il y a cent ans, à notre moderne pinot, dont le signalement ressemble par plus d'un trait à celui de l'antique allobrogique.

Une conclusion de Félix BERNARD mérite d'être citée: Félix BERNARD, érudit et historien

Il faut donc saluer le mérite du mosaïste d'Arbin qui nous apprend tant de choses de son temps. Ses petits tableaux pleins de couleur locale évoquent le trèfle des champs, la simple fougère de nos bois aux feuilles alternées, nos fleurs préférées, nos vieux chênes et nos sapins verts - Ils rappellent les troupeaux de nos montagnes, avec le bélier qui en prend la tête, nos bêtes à cornes qui tirent la charrue. Purisqu'i1 y a des moulins, il y a surtout des terres à blé, des fours et du pain. Le mosaïste n'oublie pas le principal produit des coteaux ensoleillés de Savoie, ni la table familiale où les coupes sont pleines de leur vin généreux et parfumé.

De même que les poteries retrouvées à Mérande remettent en mémoire les grandes chasses au sanglier du temps, ou les lièvres broutant sans souci, et cette femme filant sa quenouille entre ses volailles, l'ouvrier mosaïste nous fait entrevoir les solides bateliers du port d'Arbin sur l'Isère, groupés sans doute en confrérie locale comme les "  ratiari voludnienses " , leurs confrères mariniers de la " Velieude " à Saint-Jean de La Porte, et même les marchands exportant jusqu'à Rome ce "  pinot ou "  montagnard "  que déjà sous Tibère le médecin Celse appelait l'Allobrogique, et ses dérivés peut-être : la "  douce noire "  ou cette " mondeuse "  si renommée, malgré le goût de poix dont les amphores et les outres sont enduites.

Toutes les professions revivent ainsi: agriculteurs, ménagères, bergers, bûcherons, vignerons, meuniers, boulangers, pêcheurs, mariniers et marchands, tailleurs de marbre, maçons et manœuvres, mosaïstes, musiciens de village, soldats et courriers chevauchant sur la voie irmpériale, adorateurs attardés des vieilles divinités, assemblées liturgiques de la villa, où maîtres et esclaves se mêlent pour écouter, sans doute, cet apôtre méconnu, de l'avis de M. Aimès, que fut le diaconos Sanctus, non pas le simple diacre, mais "  le serviteur de la Parole ", ou ses successeurs à la tête des églises de Vienne et de Lyon Pothin, Irénée, Blandine étaient des noms glorieux dont on aimait entendre les faits et gestes.

ARBIN beautiful gallo roman mosaics II° century

Arbin romain , puis gallo-romain, a conservé sa vocation viticole. En revanche sa vocation minotière s'est éteinte vers 1940-1945.

Balise: Il existe donc dans cette commune d'Arbin, une continuité historique remarquable qui atteint presque une durée de deux millénaires.

Ce fait est remarquable.

Les anglophones diraient "Arbin for ever"

Nous pouvons dire "Arbin toujours"

ARBIN FOR EVER Clic pour agrandir

Notre Savoie et son drapeau

N'hésitez pas à m'écrire pour me signaler des erreurs, ou des suggestions, cette page est en construction permanente.


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Liens vers le supplément photos d'Arbin


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Mise à jour : jeudi 7 Juin 2012 et 3 Mai 2015 (Mobile Friendly)


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