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email: Michel Terrier

ARBIN Histoire

Condensée et résumée.

6 Points phares de l'histoire d'Arbin :

  • La Villa de Mérande, située sur la route de Cruet, est l'un des plus beaux témoignages de la civilisation gallo-romaine en Savoie. Des fouilles ont permis de mettre au jour de magnifiques mosaïques datant du IIe s., aujourd’hui déposées au château de la Batie.
  • La ferme de Mérande: Cette maison forte était la demeure des seigneurs de Mérande et fut léguée aux chartreux d’Aillon, puis aux d’Oncieu de la Bathie.
  • Le château du Crêt: l'évêque Saint François de Sales, venu célébrer le mariage de son jeune frère, y séjourna au début du XVII° s.
  • Le Prieuré - L'église Saint Nicolas du XIX° s. (conserve une pietà du XVI° et une cuve baptismale - reste d’un sarcophage romain)

Félix BERNARD ajoute à ces points phares:

  • Château de La Pérouse,
  • Lourdens

Armoiries Maison de Savoie Blason de la Savoie
Blason d'Arbin.

Mes sources d'information:

Je me suis référé à 4 sources d'information :


Source N° 1

La Notice sur la Commune d'ARBIN écrite en 1911, par Philibert FALCOZ.
Philibert FALCOZ, érudit, était membre de La Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, membre agrégé de l'Académie de Savoie, Officier d'Académie.
Voyez ci-dessous l'écriture de cet auteur

 (Grand merci à Juliette FONTANA).


Cette notice est publiée dans Extrait des Mémoires de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, Tome LII (2ème Série, tome XXVII).

Lien: Fonds de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie (SSHA) (1265-1848) et (1291-1907) adresse:  244, quai de la Rize 73000 CHAMBÉRY Tél / fax: 04 79 84 16 40


Source N° 2 

Le livre de Félix BERNARD, qui fut curé d'Arbin et auquel on doit l'étude la plus approfondie (à ma connaissance) sur cette commune.


Source N° 3

Histoire et Archéologie de la France Ancienne, Rhône Alpes, par André Pelletier, André Blanc, Pierre Broise et Jean Prieur, éditions HORVATH.  


Source N° 4

Le WEB (c'est un de mes hobbies).


 

Avis Important

Tout texte écrit en italique dans ces pages n'est que la citation d'un auteur, ayant écrit sur ARBIN.

Pour approfondir veuillez vous reporter aux ouvrages des auteurs cités ci-dessus.

Les auteurs qui ont écrit au sujet d'ARBIN, l'ont fait si bien qu'il serait ridicule de les plagier.

Avant les Romains

En remontant le temps:

Les Allobroges:

Balise: Les Allobroges sont un peuple de l'âge du fer. Ils sont arrivés dans notre région de 700 à 400 avant Jésus-Christ. Il est vraisemblable qu'ils ont absorbé le fond de population ligure.

Au VIIe au Ve siècle av. J.-C., les Celtes Allobroges refoulent dans les hautes vallées les Ligures, ils s'installent dans nos vallées.
Dès 121 av. J.-C. les Romains soumettent les Allobroges et, malgré leur résistance, parviennent à les incorporer à la Provincia romaine. La future Savoie forme alors un important nœud routier conduisant d'Italie à Genève et à Vienne.
Il faut bien comprendre que les Romains qui occupèrent le pays étaient peu nombreux.
Les Allobroges et les quelques Romains se sont fondus ensemble créant la culture gallo-romaine.
Les Allobroges sont inclus dans nos ancêtres. Ils connaissaient la culture de la vigne et le travail du fer.

Source : Les Allobroges au service de l'Empire du premier siècle avant J.-C. au troisième siècle après J.-C.   Philippe LETEVE   Mémoire de maîtrise présenté en juin 2005 à l'Université de Paris I - Panthéon – Sorbonne sous la direction de Monsieur le Professeur Michel Christol. 217 pages historique, carrières de magistrats, inscriptions, textes anciens...   

Il s'agit d'un mémoire de maîtrise soutenu en 2005 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne par Philippe LETEVE.Mention TB. Puis CAPES obtenu en 2006 donc Philippe LETEVE est maintenant Professeur d'Histoire. Félicitations !

Strabon (écrivain de l'antiquité) décrit les Allobroges

Strabon est un écrivain historien et géographe grec, de l'époque romaine, qui naquit en 64 ou 65 avant Jésus-Christ et mourut entre 21 et 25 avant Jésus Christ. Peu de choses de sa vie sont connues. Sa famille habitait à Amasée, une ville dans la région du Pont-Euxin. Strabon lui-même dit qu'il a étudié auprès d'Aristodeme de Nysa, précepteur des enfants de Pompée, en Carie. Ensuite, il s'installa à Rome et étudia auprès d'un certain Tyrannion, géographe de son état. Strabon a rédigé une histoire en 43 volumes et une géographie en 17 volumes.

L'œuvre de Strabon resta dans l'ombre sous l'Empire romain, malgré le vœu de son auteur. Ce ne fut qu'à partir du Ve siècle qu'elle commença à être citée, et que Strabon devint l'archétype du géographe. Au XVe siècle l'érudit italien Guarino Veronese traduisit la totalité de l'œuvre de Strabon, contribuant ainsi à sa redécouverte.

Voici ce quécrit Strabon à propos des Allobroges :

Les Allobroges, autrefois, étaient un peuple innombrable de soldats, aujourd'hui ils cultivent les plaines et les vallons des Alpes. Les uns vivent dans des villages, les autres, les plus puissants, habitant à Vienna, qui fut autrefois un village, bien qu'elle fût qualifiée de capitale de ce peuple, en ont fait une cité. Elle est située sur le Rhône. Strabon, Géographie, IV, 20


Les Ligures:


Balise: Les Ligures sont un peuple de l'âge du bronze. Ils représentent le fond de population locale. 1800 à 700-400 avant Jésus-Christ. Les Allobroges sont arrivés progressivement.
Avant la domination des Allobroges depuis 1800 ans avant Jésus-Christ jusqu'en 700 avant Jésus-Christ, des Ligures habitaient la région.
Leurs villages fortifiés sans ciment, étaient appelés " meillans ", dressés régulièrement, tous les 5 à 6 kilomètres environ, le long des plus anciens et plus hauts chemins. Beaucoup de " meillans " ont gardé leur nom antique, depuis celui d'Arbin, qui a pu transmettre ce qualificatif à Mont-meillan, depuis ceux de Cruet, des Allues, de Miolans bien entendu, jusqu'aux meiilans également faciles à discerner de Myans, écrit d'abord " meian ", de celui ou ceux d'Arvilard, dont l'un se dit toujours "lo meian ".
Meillans et cités lacustres étaient contemporains c 'était l'âge du bronze. Les Ligures représentent une des composantes du fond de population locale. Ils sont inclus dans nos ancêtres.

Les Ligures sont un peuple alpin protohistorique d'Europe (Immédiatement après le néolithique entre 2000 et 450 av. Jésus-Christ). Comme ils n'avaient pas de tradition écrite, ils ne sont connus que par les sources grecques et latines (très péjoratives à leur sujet), les traces supposées de leur langue se retrouvent dans la toponymie. Ils furent décrits par les écrivains romains de l'antiquité comme un peuple alpin, brun, trapu, de petite taille. Ils vivaient d'agriculture et d'élevage. Selon les écrivains de l'époque ils étaient très primitifs.

D'où étaient-ils venus ?

L'origine des Ligures reste énigmatique. Les maigres informations linguistiques dont on dispose font penser à deux composantes, l'une aurait une origine antérieure à l'arrivée des populations de langues indo-européennes, l'autre correspondrait à des populations qui auraient formé un rameau des Celtes (ou des Proto-Celtes). De nombreuses spéculations à ce sujet ont été faites.

Donc on ignore d'où ils venaient et le peu que nous connaissions de leur langue ne permet pas de déterminer s'ils étaient des Indo-Européens ou s'ils constituaient un stock de populations plus ancien. Certaines théories admettent même qu'ils seraient indigènes de nos contrées et ne seraient que la suite des hommes préhistoriques (le fameux fond européen non immigré).

Conclusion sur ces Ligures :

Tout cela est plausible mais les Ligures, qui vivaient avant l'arrivée des Allobroges étaient bien organisés : élevage d'animaux domestiques et culture de la terre.

Et avant ?


Avant les Ligures des hommes préhistorique habitaient le secteur. Ils ont laissé des traces.
Les premières traces d'installation dans l'actuelle Savoie remontent à -12 000/ -10 000 Magdalénien final), notamment à St Thibaud de Couz (à côté des Echelles ).
On a également trouvé un cimetière dans la grotte du Souhait, dans le Bugey.
Si vous voulez approfondir le sujet je vous suggère un ouvrage: Aimé BOCQUET " La Savoie des origines à l'an mil "


Epoque romaine

Félix BERNARD expose: Félix BERNARD, érudit et historien, Merci à vous
A Arbin existait une des stations romaines échelonnées tout le long de la route de Vienne en Dauphiné à Milan.
Son existence est attestée par deux inscriptions l'une, que l'on peut voir encastrée dans l'un des murs du clocher de l'église, est la pierre tumulaire d'un jeune Romain, M. Valérius Marcianus
 

Tombe romaine 2000 ans

D. M.

M. VALER

MARCIANII

DEFUNCT

ANNOR XX

M. VALLÉRIVS

MARCELLIVS

PATER;

Traduction:

Aux dieux mânes de Marcus Valérius Marcianus, mort à l'âge de vingt ans. Marcus Valérius Marcellinus son père.

 
Pour en savoir plus sur l'abréviation cliquer le bouton rouge:

 L'autre inscription était dédiée à T. P. Albinus (2), elle avait été trouvée au XVIIème siècle et transportée au fort de Montmélian, dont les dernières ruines ont disparu vers 1815. 


ref :CIL 2327 Inscription se trouvant aujourd'hui à la mairie de Coise.

 A Titus Pompeius Albinus , fils de T. Pompeius, de la tribu Fabia de la légion Victris, sous-procurateur de la province de Lusitanie, duumvir juge de la colonie Julia-Augusta Florentia, Pompeia Sextina, fille de Titus Pompeius Albinus.


 
Félix BERNARD expose:
Félix BERNARD, érudit et historien
C'est peut-être, sans doute, à cet Albinus, ainsi nommé dans l'inscription disparue, qu'est dû le nom d'Arbin .
D'ailleurs, le prieuré d'Arbin, dans de très anciens documents, est désigné prioratus Albini ou Albino, d'autrefois prioratus Arbini ou Arbino. Cette transformation de L en R est, d'ailleurs, assez fréquente en Savoie, dans la prononciation de certains noms propres.
Autre extrait du livre de Félix BERNARD:
D'autres inscriptions funéraires y rappellent les familles de Pompeius Albinus, ancien sous-gouverneur de la Lusitanie (le Portugal actuel), de Pompeia Sextina, de Licinius Secundinus et de Licinius Sextinus, "  de Marcellus Val erus, père de M. Valerus Marcianus mort à l'âge de vingt ans " . Il faut citer aussi une famille qui habitait sans doute vers le port d'Arbin, dont une inscription est marquée du symbole religieux de l'ascia. Arbin était donc un lieu agréable, recherché par la noblesse romaine, où la culture de la vigne était en honneur, puisqu'elle est rappelée par une mosaïque en pavement de la villa de Mérande. Tous les chemins étaient alors bien entretenus, non seulement la voie Consulaire qui traversait l'ancien meillan, mais aussi le simple chemin montant à La Thuile. Si bien que le pont qui lui permet de traverser le nant Bochet près des Fontaniaux, à quelque cent mètres au-dessus du grand pont Berner, s'appelle toujours "  le pont romain " . Quant au "  pont Berner "  qui desservait la voie consulaire entretenue par 1'Eta.t, son nom qui rappelle un personnage du IXe siècle atteste qu'il dut être reconstruit à cette époque.


Evitons les confusions !

Dans le quartier de Mérande il existe deux monuments historiques très distincts:

1) Une villa gallo-romaine, datée de l'an 160 par Félix BERNARD (deuxième siècle)

2) Un manoir féodal du XIIème siècle transformé ensuite en résidence.

Ces deux monuments sont séparés par

1000 ans d'histoire.

et ce n'est pas rien !

Mérande site historique


La Villa gallo-romaine d'Arbin

(au lieudit Mérande)

Ce texte est tiré du livre " Histoire et Archéologie de la France Ancienne.
Les auteurs sont André PELLETIER, André BLANC, Pierre BROISE et Jean PRIEUR. Editions HORVATH. 1988

Le village d'Arbin a livré, au XIXe siècle, six inscriptions, dont l'une est une dédicace à T. Pomponius Albinus, interprété comme éponyme de la bourgade.
Au lieu dit "Mérande", en 1869 et en 1870, le marquis d'Oncieu de La Bâtie entreprend des fouilles qui font apparaître les restes d'un habitat: c'est la célèbre villa gallo-romaine de Mérande, dont une aile en trois bâtiments, seule dégagée, s'étendait sur 130 m de longueur et aurait compris 70 pièces. Trois mosaïques y furent retrouvées.
Récemment, de 1970 à 1972, René Chemin opère quelques sondages sur le site de l'ancienne villa, et met au jour un abondant matériel: monnaies, céramiques, fragments de verre, objets en fer, objets de parure.
Enfin, de nouvelles fouilles systématiques sont reprises en sauvetage de 1977 à 1981 par le Club d'Archéologie Vaugelas de Chambéry, sous la direction de Jacques Pernon: découverte de nouveaux bâtiments à deux niveaux prolongeant les précédents sur 160 mètres, et dégagement d'une aile en retour; le tracé d'un réseau hydraulique complexe et bien conservé (adductions, bassins, évacuations) a été reconnu. La majeure partie des structures a été réenfouie dans un espace vert protégé, en accord avec la municipalité.

Latrines

Ils étaient sympas ces jeunes en 1981.

Ils sont méritants ces jeunes !

Merci !


Le marquis César d'Oncieu de la Bâtie, décédé le 13 novembre 1903, fit commencer en juillet 1869 des fouilles sur les terrains avoisinant les bâtiments de la ferme (La ferme de Mérande). Ces fouilles mirent à découvert une superbe villa romaine où Félix BERNARD suppose que résidait cet Albinus, dont il a été question précédemment.
Trois belles mosaïques furent découvertes.
Lien vers Mosaïques d'Arbin (cliquer la ligne)

ARBIN beautiful gallo roman mosaics II° century

Ces sujets étaient tantôt des fleurs, tantôt des armes. Tout autour de ces compartiments courait une bordure d'étoiles formée de segments de cercles, blancs et noirs. Enfin, toute la pièce était entourée d'une très riche bande de fleurs et de feuilles de lotus de grande dimension, d'un dessin remarquable.
Rappelons qu'une de ces mosaïques avait été offerte par M. le marquis César d'Oncieu à l'église d'Arbin où elle resta longtemps déposée, mais elle finira par disparaître tesselle par tesselle dans l’indifférence générale...

Comment les élus de l'époque (jusqu'en 1900) ont-ils pu négliger et laisser disparaître un tel trésor ? Mystère et c'est bien ancien tout cela.


Citons des extraits du texte de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie:

Le plateau de Mérande est célèbre surtout par la fameuse villa romaine qui en occupait une grande surface plane et par les fouilles qui y furent exécutées avec tant de succès par le marquis d'Oncieu de la Bâtie, en 1869 et 1870. Une belle mosaïque de 6 mètres de côté y fut exhumée et offerte alors à l'église d'Arbin mais le Quatre Septembre approchait. Le maire fut alors changé. On trouva des prétextes pour ne pas la mettre en place dans le chœur. Les morceaux laissés derrière le nouvel autel de marbre disparurent peu à peu. Un ancien fermier de Mérande en avait encore vu deux derrière le maître-autel, vers 1900.
    référence: Marquis d'Oncieu. Notice sur les constructions romaines et les mosaïques découvertes à Arbin. Mém. Acad. de Savoie, XIIème vol., 2ème série, p. 295.

Lien vers Mosaïques d'Arbin (cliquer la ligne)



Les fouilles mirent au jour de nombreux objets, notamment une meule de moulin, des tuyaux en plomb, des débris de marbre avec filets et moulures, des débris de vases en poterie de Sainos, une hache en fer, un sabre en fer avec anneau à la base, un plat en étain argenté très remarquable des broches et agrafes en pierres de couleur, des coquilles, des os d'animaux, des crocs de sangliers, etc., ainsi que diverses monnaies romaines (1).
Tous ces objets, ainsi que les monnaies, ont été donnés au musée de Chambéry, par M. le marquis César d'Oncieu.
    Marquis d'Oncieu. Notice sur les constructions romaines et les mosaïques découvertes d Arbin. Mém. Acad. de Savoie, XIIème vol., 2ème série, p. 295.

Dernières Informations 

sur ce site archéologique de Mérande : 27 Mai 2008.

Cette villa est encore une énigme car faute de moyens les fouilles n’avaient pas pu se faire sur toute la surface qu'elle occupait.

Les publications la concernant s’appuyèrent longtemps sur les textes et rapports qu'avait publié le Marquis d'Oncieu de la Bâthie en... 1872!
 

Les interprétations  des mosaïques de l'Abbé Bernard ont fait place à de nouvelles études comme la Thèse de Janine Lanchat publiée dans Gallia XXXII  en 1974 et plus récemment l’étude la plus scientifique qui ait pu être fait sur le sujet, celle de LAVAGNE Henri, Jules, André; 1979. Recueil général des mosaïques de la Gaule, X° supplément à Gallia, Narbonnaise III, 1.publiée dans la revue de la Narbonnaise.
D’autre part une mosaïque qui s’apparente à celle de Mérande vient d’être retrouvée et est présentée au public in situ à Clonas sur Varèze dans le département de l'Isère au sud de Vienne.
 
Le produit des fouilles de la Villa de Mérande à Arbin sont présentés depuis quelques années au Musée Savoisien de Chambéry mais pas les mosaïques sont restées au château de la Bâtie.
 
L'une des  dernières publications concernant le lieudit Mérande, à Arbin,  se trouve dans "10 ans d'Archéologie en Savoie" publiée en 1984.  Elle reprend les découvertes des dernières fouilles de sauvetage par le Club d’Archéologie Vaugelas.
Lors du projet d'extension du lotissement sur le flanc de la montagne une intervention en  en Janvier 2002 révéla des murs  importants et semble t'il un bassin. La conclusion qui pouvait en être retenue est que le site était plus vaste que les zones fouillée ce qui pourrait peut être étayer l'hypothèse du Vicus comme le faisait remarquer le professeur Jacques Pernon....?
Autre énigme pour ce site qui devait regrouper une population non négligeable sur plusieurs siècles, est l’absence de nécropole car aucune tombe n’a été retrouvée à ce jour.

Ci-dessous une photo des fouilles le 11 Janvier 2002.


Vu sur le WEB

Lien : http://limetus.free.fr/arbin.html

ARBIN

Une très belle "villa" à Mérande.

  • Découverte initiale, lors de travaux routiers et des fouilles de d'Oncieu de La Batie en 1869-70, d'un vaste édifice de 70 pièces échelonnées sur 170 m de long, avec canaux, bassins, hypocaustes, et 3 mosaïques polychromes intactes, partiellement remontées au château de La Batie. Ces vestiges ont été détruits en 1962, lors de l'élargissement de la route.
  • Les fouilles du Club archéologique du Lycée Vaugelas (J. Pernon) de 1977 à 81 ont découvert une nouvelle série de 4 bâtiments distincts des premiers, sur 130 m de long, avec thermes, réseau hydraulique, bassins, colonnade, cour dallée et décors muraux d'enduits peints et de marbre. Les bâtiments ne sont pas contemporains mais l'occupation semble continue du Ier au IVe siècle. Abondant matériel.
  • Dépassant l'hypothèse d'une villa, J. Pernon pencherait pour l'existence d'un village-rue établi sur la voie romaine Milan - Vienne.


Bibliographie :

  1. PERNON J., PRISSET J.L., Nouvelle résurrection de la villa de Mérande, dans Bulletin des amis du Vieux Montmélian, 6-78, p. 17-21, 7-78, p. 19-21, 8-78, p. 10-11.
  2. PERNON J. et alii, Le site de Mérande, dans Dix ans d'archéologie en Savoie (Coll.), 1984, p. 72-77.
  3. Les Allobroges au service de l'Empire.pdf mémoire de maîtrise soutenu en 2005 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne par Philippe LETEVE. --------------
  4. J. Prieur, "La villa gallo-romaine de Mérande à Arbin", in Métiers et industrie en Savoie, Académie salésienne, 1986, p. 29-36 et J. Pernon et alii "Arbin le site de Mérande", in Dix ans d'archéologie en Savoie, Chambéry, 1984, p. 72-77

Après la période gallo-romaine

Note: Félix BERNARD ne parle pas des Burgondes à Arbin ?

Les Burgondes, (période obscure).

ces Barbares méconnus qui nous ont permis de rester latins


Repère: Nous nous situons vers 500 après Jésus-Christ au VI° siècle, les Burgondes représentaient un très faible pourcentage de la population locale. Il vivaient selon leurs coûtumes et utilisaient leur langue. En 4 ou 5 générations ils se sont latinisés et se sont fondus dans la population locale. Ils ont parfaitement rempli leur mission: repousser toute invasion.
source: http://gaia.unil.ch/spul/allez_savoir/as6/00sommaire.html

En venant s'implanter sur les rives du lac Léman, vers 443 après Jésus-Christ, les Burgondes ont reçu des Romains la mission de défendre la région lémanique (mais aussi les routes qui mènent en Italie) des incursions des Huns, Alamans et autres Barbares. Ce faisant, les Burgondes ont empêché leur nouveau territoire de basculer dans l'univers germanique. Grâce à eux, et à leurs efforts d'adaptation rapide, la Suisse romande et la Savoie sont restées latines!
Pour la plupart d'entre nous, les Burgondes représentent un lointain souvenir scolaire. Quelques lignes dans un manuel d'histoire, d'ailleurs fort incomplètes, sur ce peuple " barbare " mal connu qui s'est installé sur les bords du Lac Léman vers 443 après Jésus-Christ. Une peuplade venue des rives du Rhin pour s'installer entre Genève, Nyon et Avenches, dans un territoire nommé Sapaudia (Sapaudia = Savoie), et cela sur l'ordre d'un général romain.


Claude LIMSINGER a écrit un article sur le haut moyen-âge. Il traite de la question des Burgondes à Arbin.
Réf. L'Echo de la Roche du Gué Automne Hiver 1990 N° 2 page 8


Reprenons le texte de Félix BERNARD
Félix BERNARD expose: Félix BERNARD, érudit et historien
Après la période gallo-romaine, l'histoire d'Arbin est assez obscure. On sait seulement qu'Arbin ne formait, avec Montmélian, qu'une seule commune, que l'autorité religieuse résidait au prieuré d'Arbin, que le centre de l'administration civile était à Montmélian. En 1690, un Magnin d'Arbin était conseiller communal à Montmélian.
Arbin a été érigé en commune suivant patentes du 5 février 1222. Un arrêt de la Chambre Royale des Comptes, rendu dans les séances des 25 et 26 février 1779, opéra le partage des biens et régla définitivement les droits respectifs des deux agglomérations.

Balise: La commune (paroisse) d'Arbin est née en 1222

Les documents, post'gallo-romains sur l'histoire d'Arbin, sont relatifs:

  • 1ème Aux seigneurs de la Pérouse et à leur château;
  • 2ème Au prieuré de Saint-Nicolas d'Arbin et aux autres édifices religieux;
  • 3ème Au château du Crêt;
  • 4ème A Lourdain.
  • 5ème A la ferme de Mérande qui était d'abord un manoir féodal (Seigneur de Mérande).   

La Pérouse

La Pérouse

Sur l'emplacement du château seigneurial de la Pérouse subsiste un vaste bâtiment assez lourd qui qui domine le village d'Arbin, bien que situé sur le territoire de Montmélian. C'est une grosse maison rectangulaire à un seul étage, reposant sur une haute terrasse, que l'on aperçoit à gauche de la route de Montmélian, au bas du rocher des Calloudes. Le chemin y donnant accès est dit: Chemin de la Pérouze (avec un Z!)
Le château de la Pérouse fut, jusqu'en 1810 le domaine de la famille de Bertrand de la Pérouse Il existait sur le mur d'enceinte de la Pérouse une tour qui a donné son nom à un ancien cellier.

Il a été remplacé par la maison d'habitation construite en 1852 par M. Alexis Falcoz, avocat, maintenant cette maison appartient à la famille MARICHEZ.


LE PRIEURÉ D'ARBIN

(Saint Nicolas)

L'ancienne église paroissiale de Saint-Véran d'Arbin a d'abord été désafectée, puis transformée en maison d'habitation.
Félix BERNARD expose: Félix BERNARD, érudit et historien
L'église du prieuré de Saint-Nicolas d'Arbin, aujourd'hui église paroissiale, est située sur un tertre, elle était entouré de l'ancien cimetière. On accède à l'église par des rampes et des escaliers bordés de constructions où se voient d'anciennes fenêtres à meneaux, des moulures, des piliers et des chapiteaux. C'est tout ce qui reste de l'important prieuré d'Arbin, dit parfois de Saint-Arbin.



Le prieuré de Saint Nicolas d Arbin de l'ordre Cluny fut fondé en 1011 par Evrard, évêque de Maurienne et avait sous sa propre dépendance l'église paroissiale de Saint-Véran d'Arbin, dont il vient d'être parlé, et celle de Notre-Dame de Montmélian, annexe de la précédente. L'acte de fondation extrait du Cartulaire de Savigny est l'un des plus anciens titres connus, relatifs à l'histoire de Savoie. il est remarquable notamment en ce qu'on a cru y voir; d'après le contexte, que l'évêque Evrard était de la famille royale de Bourgogne transjurane.

Balise: Saint Nicolas d'Arbin an 1011.


Félix BERNARD expose: Félix BERNARD, érudit et historien On ne se souvenait en effet, lors de ces découvertes de 1959 que d'un ancien cimetière situé au sud de Saint-Véran, et cri bordure du chemin des Buis qui mène, par le petit pont du chemin de fer, au "  port d'Arbin " . Ce deuxième ancien cimetière était désaffecté depuis 1719, quand tout le service paroissial se fit depuis lors au prieuré Saint-Nicolas, fondé en 1011 par Everard évêque de Maurienne et parent dû dernier roi de Bourgogne.
Dès le XVème siècle les habitants d'Arbin prirent l'habitude de fréquenter plutôt l'église SAINT NICOLAS que SAINT VERAN.

 Clocher St Nicolas Clocher de l'église St Nicolas d'Arbin
L'intérieur de l'église actuelle d'ARBIN est très bien entretenu, mais ne présente aucun caractère  particulier depuis sa réfection:


Le nouveau cimetière:

Le nouveau cimetière, grâce à la générosité de M. Lepasquier, fut établi en 1892 sur la route de Cruet, en bordure du chemin des Moines, qui conduisait, dit-on, à une source d'eau chaude, dont il ne reste pas trace.
 cimetierre d'Arbin Le nouveau cimetière.
 


La source chaude ?


Arbin, chemin des moines Le chemin des moines
J'ai recherché des traces de cette source chaude disparue (traces sulfureuses ou ferrugineuses par exemple, très visibles grâce à leur couleur).
Je n'ai trouvé aucune trace.
En revanche dans le lit de la Crousaz j'ai vu les ruines d'un vieux moulin (battoir à foulon).

Arbin, moulin en ruines

Arbin, et son industrie minotière Un vieux tuyau du moulin.

Jean TROSSET (avec Emile Dufféal) a écrit un article sur les moulins d'Arbin.
réf. L'écho de la Roche du Gué N° 2 Automne Hiver 1990 page 7.

Jean-Claude BOUCHET a fait un exposé sur "Les Moulins d'Arbin" le 5 Mars 2010 à la salle des fêtes. Il parle de ce bâtiment qui était un battoir à foulon en annexe du moulin Paccard. Ce battoir était, par exemple, utilisé pour battre le chanvre. Ce dernier donne une fibre longue et solide avec une assez bonne tolérance à l’humidité. la fibre du chanvre a servi a la fabrication des cordages et des textiles résistants.



 Le CRET.

(une longue histoire)

 Le Crêt Le château du Crêt (Crest).

Il ne reste de l'ancienne maison forte du Crêt qu'un vaste bâtiment rectangulaire, entouré d'une terrasse et situé sur une éminence près du village d'Arbin et à droite de la route allant à CRUET. En 1645, la seigneurie du Crêt passa à la famille Lazary, dont des descendants furent des syndics de Chambéry. Vers la fin du XVIIIème siècle ou le commencement du XIXème, la maison forte du Crêt et le domaine en dépendant passèrent à la famille de la Fléchère. Par la suite ce domaine revint à Anne de la Fléchère, épouse de M. le docteur de Keating-Hart.
La famille de Keating-Hart est à ce jour propriétaire du Crêt.
L'histoire du château du CREST remonte au moyen-âge.


Voici quelques points de repère:
     
  • En 1310 le château du CREST appartient à la famille MARESCHAL de Montmélian.
  • Vers 1510 le CREST passe à la famille Seyssel-La Chambre (apport dotal) puis à Philibert de Vautravers (apport dotal).
  • Puis à Jean Bérold de Pingeon (apport dotal).
  • Puis à Louis de Sales (apport dotal).
  • Vers la fin du XVIème siècle le CREST passe à la famille LAZARY.
Le CREST en 1630.
  • 23 et 24 octobre 1703 démolition du château du CREST.  
  • Vers 1716 la famille LAZARY obtient 10.000 livre d'indemnité pour dommages causés au château et fait reconstruire un bâtiment.
  • La construction actuelle a conservé le style, les proportions et l'allure du bâtiment de 1716.
  • Vers la fin du XVIIème siècle le CREST est acquis par la famille de LA FLECHERE.
  • Anne de LA FLECHERE épouse le Docteur de KEATING-HART, noble dont les origines sont irlandaises.
Le Docteur de KEATING-HART développe le procédé electro-thérapeutique de la "fulguration" qui permet de détruire certaines tumeurs.
Le château du CREST est toujours habité par la famille DE KEATING-HART.
 

Je remercie la famille De KEATING-HART pour les informations qu'elle m'a fournies.


Lourdain

Citons des extraits du texte de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie:
 
Lourdens, lieu historique Porche de Lourdens
 Lourdain domine la ferme de Mérande, à gauche du chemin de Cruet, et fut légué par les seigneurs de Mérande, à la chartreuse de Notre-Dame d'Aillon. Ceci explique la présence de bâtiments existant encore aujourd'hui, où, se trouvent des cellules ayant servi :aux chartreux qui s'y. venaient reposer. Située à mi-côte, admirablement exposée, elle est plantée de vignes, et, quoique se rattachant à l'histoire d'Arbin, est aujourd'hui située sur la commune de Cruet.
 Lourdens, fenêtre XVème

 Lourdens, fenêtre gothique fenêtres anciennes

 Et citons maintenant le texte de Félix BERNARD:

Lourdens. Sa source et la Chartreuse d'Aillon.

Balise: un ancien monastère chartreux, placé sur le lieu d'une source abondante.  

Parlons ici de Lourdens, quoique ce domaine soit compris dans le territoire actuel de Cruet. D'ailleurs sa source est divisée entre les Lourdens, cloître deux paroisses limitrophes. Le grand vignoble de Lourdens, très en pente et également éloigné de Cruet et d'Arbin, est connu surtout en raison de ses celliers situés sur leur chemin propre et en dessus de la voie romaine.
Le plus remarquable est le cellier moyenâgeux des chartreux d'Aillon qui avaient à côté une belle résidence pour un groupe de frères convers et sans doute pour des religieux malades. Leur couvent d'Aillon, fondé en 1178, dut posséder dès l'origine ce domaine. Leur Cartulaire d'ailleurs mutilé ne parle pas de cette acquisition. Cependant la résidence de Lourdens a le même nom que le vallon de cette chartreuse. Elle est une vraie maison forte à deux étages. L'ogive s'aperçoit dans une fenêtre du premier, les autres à gauche avec leurs appuis moulurés ont été reconstruites au XVIe siècle. Leur grand jardin, bien exposé en dessous, est encore entouré de murs d'enceinte tout cela rebâti au XVIIe siècle, ainsi que les portes à plein cintre des caves.
La maison est à cheval sur une source abondante qui alimentait la commune d'Arbin. Trois propriétaires se partageaient récemment encore les restes des bâtiments et des vignes des chartreux. Le grand mérite des anciens moines fut d'exploiter avec méthode la zone la plus élevée du vignoble de Lourdens, d'où les barils de vin avaient moins de peine à gagner le col du Lindar et la correrie d'Aillon.

La maison de Lourdens était en 2001 propriété de la famille BENTKOWSKI.
Lourdens, lieu historique depuis le moyen âge

  Je remercie la famille BENTOWSKY pour les informations qu'elle m'a fournies. 

frères convers : religieux auxiliaires, dispensés de nombreux offices liturgiques pour pouvoir s'adonner aux taches matérielles, notamment agricoles, à l'entretien et à la construction des bâtiments, et aux contacts avec l'extérieur achats, marché, etc), les vrais moines devenant de plus en plus des "frères de choeur" se consacrant au culte, tout en restant - en principe du moins - tenus de travailler quelque peu de leurs mains, en vertu de la règle de St Benoit: "Ora et Labora" (prie et travaille). Les frères convers ont existé principalement aux XII° et XIII° siècle, pour décliner ensuite quand la prospérité des campagnes a rendu moins nécessaire de s'abriter sous la structure d'un monastère pour assurer sa survie, une alimentation et des soins (corporels et spirituels) réguliers. Chez les Chartreux, comme chez les Cisterciens, les frères convers ne portaient pas la tenue blanche des frères de choeur , mais une robe de laine brune avec un scapulaire assorti. Ils vivaient souvent dans les "granges", exploitations agricoles ou vinicoles distantes du monastère, et n'étaient pas tonsurés. Ils ne prononçaient pas de voeux solennels, mais un simple voeu d'obéissance: toutefois l'évolution, après le Moyen-Age, s'est faite vers une assimilation et un amalgame avec les moines, et l'institution des frères convers a duré (avec un effectif  très amenuisé) jusqu'au dernier code de droit canonique, dans les années 1970.

Aimable note de mon collègue Raymond L. (27/04/2010).


 

 MÉRANDE

On voit, à gauche de la route de Cruet, environ à trois cents mètres du château du Crêt, un vaste bâtiment très ancien, aujourd'hui transformé en ferme, et qui faisait partie d'un manoir féodal.


  Ferme de Mérande La ferme de Mérande
Extraits de textes (sources précitées, auquelles il convient de se reporter pour plus amples informations).

C'est l'ancien château des seigneurs de Mérande qui le léguèrent, comme Lourdain, aux chartreux d'Aillon. Ceux-ci le vendirent, avec les terres et y compris Lourdain, en 1262, à Messire Pierre-Balthazare comte de Rochefort et de Centagneux. Sur une porte de Mérande, on voit les armes des Louys de Rochefort (seigneurs de Rochefort, Puygros et Montgex) (2), famille adonnée au commerce, venue à Chambéry, vers 1520, de Chiéri en Piémont.

 

La ferme de Mérande appartint à la famille d'Oncieu de la Bâtie en 1856, par héritage.
Elle appartient actuellement à M. André GENOUX.

Je remercie la famille GENOUX pour ses informations.


 
Félix BERNARD, érudit et historien, Merci  

Le port d'Arbin sur l'Isère

et les ponts de Montmélian.

Chavors soit Cavurnum.


Balise: Arbin fut un port fluvial important.

Félix BERNARD expose: Félix BERNARD, érudit et historien
Le pont d'Arbin, situé rive droite de I'Isère, est célèbre par le fait que Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, l'emprunta, durant l'hiver 1152, pour poursuivre son voyage qu'il redoutait tant à travers les gorges de la Maurienne jusqu'à Rome. Id le dit dans une lettre qu'il écrivit "  du port d'Arbin "  à son ami dom Basile, prieur de la Grande-Chartreuse. Ce port resta longtemps important et indispensable, jusqu'à ce qu'on y construisit, non loin de là, vers 1180, le premier pont de Montmélian, dit Pont Morens,
Il faut bien comprendre qu'avant l'endiguement de l'Isère, cette rivière serpentait dans tout le fond du sillon alpin.
Le fond de vallée n'était donc qu'un immense marécage, peu pratiquable (donc pas de route).
L'Isère, en s'étalant à son gré, était navigable jusqu'à Grenoble.

Arbin, port fluvial, l'Isère était navigable Arbin est représenté par une perle violette (mondeuse!). Le trait bleu représente un schéma de ce que pouvait être l'Isère avant son endiguement. Les points rouges représentent les positions de Chambéry, Aix les Bains, Grenoble et Albertville. L'Isère s'étalait donc dans tout le fond du sillon alpin.

aujourd'hui depuis l'endiguement de l'Isère, commencé en 1824 par Charles Félix, Roi de Piémont-Sardaigne (pour la Combe de Savoie car nous n'étions pas français à cette époque, et ce jusqu'en 1860) et effectué aussi (par la France) dans le Grésivaudan, sis en Dauphiné, cette rivière endiguée ne s'étale plus dans le sillon alpin. Cette opération a dégagé des milliers dhectares de terres fertiles cultivables (par ex. Maïs et arbres fruitiers).

Voyez ci-dessous l'aspect actuel du sillon alpin géologique :



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MAJ 21 Juin 2015 (Mobile Friendly)